Catégorie : News

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Cérémonie de remerciement en l’honneur de Madame Diallo Mariama Dalanda BAH la Représentante Pays du Programme CLÉ

Ce mardi 5 août 2025, la Coalition Nationale Guinéenne pour l’Éducation pour Tous (CNG/EPT) a organisé, dans ses locaux, une cérémonie de remerciement en l’honneur de Madame Diallo Mariama Dalanda BAH, Représentante Pays du Programme CLÉ en Guinée, appelée à de nouvelles fonctions au Canada.

La rencontre a été rehaussée par la présence d’acteurs de la société civile, de représentants de structures éducatives, ainsi que d’autres invités. Le Secrétaire Général de la Coalition a introduit la séance en présentant la physionomie de la salle, avant la projection d’un film documentaire illustrant les acquis du microprojet “Écoles propres, vertes et durables”.

Mis en œuvre par la CNG/EPT et financé par la Fondation Paul Gérin-Lajoie à travers le Programme CLÉ, ce microprojet est mis en oeuvre dans deux écoles pilotes. Le documentaire montre l’implication active des élèves et de leurs encadrants dans la culture de produits agricoles tels que la tomate , le concombre et d’autres plantes. Une démarche éducative et écologique qui initie les enfants à la protection de l’environnement et à l’autosuffisance alimentaire.

À la fin de la projection, le Directeur de l’École Primaire de Lansanaya, l’une des écoles pilotes, a remis à Madame Bah des concombres fraîchement récoltés – symbole vivant du fruit de ce partenariat.

À cette occasion, la Présidente du Conseil d’Administration, Madame Camara Fatoumata Dabo, ainsi que toute l’équipe de la Coalition, ont salué l’engagement remarquable de Madame Bah, sa collaboration constante, et les nombreuses actions concrètes menées durant son mandat. Son leadership a fortement contribué à l’amélioration du système éducatif guinéen.

« C’est une journée de tristesse pour moi, parce que cette cérémonie est organisée à l’occasion d’un au revoir. Depuis 2023, nous avons collaboré avec elle dans le cadre d’un protocole de partenariat récemment renouvelé pour trois ans. Elle a énormément contribué à notre développement : renforcement des capacités, appui à l’élaboration de microprojets dans deux écoles pilotes, et soutien à la formation de notre coordinateur, qui a bénéficié d’une bourse pour se spécialiser sur le droit à l’éducation. Grâce à cela, la Guinée peut désormais compter sur un expert aguerri dans ce domaine. » s’est réjouie Madame Dabo.

Elle a également rappelé les perspectives d’avenir de la CNG/EPT, enrichies par cette collaboration :

« La Coalition a désormais inscrit deux volets fondamentaux dans ses projets futurs : la dimension genre et inclusion, ainsi que la dimension environnement. »

La Présidente a tenu à rappeler les fondements du Programme CLÉ :

« Le programme CLÉ, qui signifie Compétence, Leadership et Éducation, est une initiative canadienne portée par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, basée au Québec. Il intervient aussi bien au niveau des organisations de la société civile qu’auprès des trois ministères en charge de l’éducation en Guinée, notamment sur les thématiques de genre, d’inclusion et, plus récemment, d’environnement. »

Pour sa part, Madame Diallo Mariama Dalanda Bah a exprimé sa gratitude :

« Je suis fière d’avoir collaboré avec la Coalition. Je reste engagée à accompagner mon pays dans le développement d’une éducation de qualité. »

Monsieur Gabriel Haba, Président du Conseil National des Organisations de la Société Civile de Guinée (CNOSCG), a déclaré :

« Renforcer notre pays, c’est aussi renforcer les OSC pour accompagner l’État guinéen dans la promotion de l’éducation et de l’agriculture. Grâce à ce partenariat, nos enfants redécouvrent les pratiques agricoles dans les écoles. Notre partenaire qui nous quitte aujourd’hui a su marquer positivement son passage. »

Merci à Madame Diallo Mariama Dalanda Bah pour son leadership inspirant, son accompagnement de qualité et sa précieuse contribution au service de l’éducation en Guinée. Nous lui souhaitons plein succès dans ses nouvelles fonctions.

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Conakry : la Coalition Nationale Guinéenne pour l’Éducation Pour Tous lance le projet de renforcement de la collaboration entre le gouvernement et la société civile

La Coalition Nationale Guinéenne pour l’Éducation Pour Tous (CNG/EPT) a procédé au lancement de son projet intitulé « renforcement de la collaboration dans le secteur de l’éducation entre le gouvernement et la société civile ». La démarche vise à améliorer l’allocation optimale et l’utilisation efficace des ressources dans les préfectures ciblées notamment dans les zones minières, loin des clichés de la société. A cette cérémonie de lancement est couplé l’atelier d’harmonisation de 3 jours entre ses membres et les cadres des Bureaux de stratégie et de développement (BSD) des trois ministères en charge de l’Éducation  et de la formation sur les questions budgétaires dans le secteur de l’éducation et les outils de suivi. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs acteurs de la société civile, des autorités  administratives de l’éducation et des partenaires techniques et financiers actifs en éducation , a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet ambitieux, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD) va s’étendre sur deux (2) ans dans vingt (20) localités dont quatorze (14) préfectures et six (6) communes de Conakry.

Mme Camara Fatoumata Dabo, présidente du Conseil d’Administration de la CNG/EPT, a souligné l’importance de la collaboration entre les différents acteurs du système éducatif.

<<Ce projet est financé à hauteur de 264 000 dollars, dont 240 000 dollars destinés à la coalition pour la mise en œuvre des activités et 24 000 dollars pour le suivi externe effectué par le bailleur lui-même. Le projet concerne 20 localités dans des zones impactées par les mines.

Avant de lancer le projet, nous avons formé notre équipe sur les questions budgétaires, afin de mieux comprendre le cycle et la nomenclature budgétaires ainsi que les techniques d’élaboration du cadre de dépenses à moyen terme. Cela nous permet de mieux appréhender le processus de budgétisation du Ministère de l’Economie et des Finances et du Budget, en lien avec le système éducatif. L’objectif est d’accompagner les structures locales pour identifier leurs besoins et pour que la budgétisation sectorielle puisse en tenir compte. Nous souhaitons travailler en synergie avec l’État, non pas en tant que contrôleurs, mais comme partenaires, pour contribuer à la transformation du système éducatif en Guinée.>>, a-t-elle fait savoir.

De son côté, Hassimiou Diallo, Chargé du suivi du Fonds commun de l’Éducation pour l’Agence Française de Développement (AFD), a affirmé l’importance de la collaboration entre la société civile et le gouvernement pour assurer un accès équitable à l’éducation.

« Ce projet a pour but de faciliter la collaboration entre la société civile et le gouvernement pour coordonner leurs actions respectives. Pour soutenir cette initiative, l’AFD a écouté les besoins et objectifs de la Coalition Nationale Guinéenne pour l’Éducation pour Tous et, sur cette base, a rédigé une lettre de recommandation. Cela nous engage à garantir la qualité du projet et à s’assurer qu’il s’inscrit dans le programme décennal de l’éducation en Guinée (ProDEG), en lien avec les financements du FNUD. Madame la présidente a mentionné les enfants affectés par les activités minières, notamment les filles, pour qui, la scolarité est particulièrement précaire en raison des déplacements annuels de leurs familles. Ce sont toutes ces questions qui seront abordées par ce projet », a-t-il indiqué.

Pour sa part, Ibrahima Kalil Camara, secrétaire technique permanent de coordination et de pilotage du ProDEG, a mis en avant le rôle de la société civile dans la surveillance de l’allocation et de l’utilisation des ressources budgétaires au niveau local et indique que les élèves sont les principaux bénéficiaires.

« Ce projet est axé sur le renforcement de la collaboration entre le gouvernement et la société civile. Aujourd’hui, la société civile joue un rôle de veille citoyenne, surveillant les droits de la population et assurant qu’ils sont respectés dans tous les domaines. Ce projet s’inscrit dans cette mission, en se concentrant particulièrement sur la répartition des allocations budgétaires en faveur des structures éducatives locales. La Guinée s’est engagée à allouer 20 % des ressources de l’État au secteur de l’éducation d’ici la fin du plan sectoriel en cours. Les élèves sont les principaux bénéficiaires de ces fonds, et il est essentiel que ces allocations soient disponibles pour le système éducatif. La société civile joue un rôle clé dans le suivi de l’utilisation de ces fonds, en s’assurant qu’ils sont investis de manière judicieuse et efficiente. Nous voulons que la société civile puisse informer l’État sur l’utilisation de ces ressources par les structures éducatives locales. Comme l’État ne finance pas directement la société civile, celle-ci a cherché des financements pour mettre en œuvre ce projet, qui vise une meilleure maîtrise de la gestion fiduciaire dans le secteur éducatif, tant au niveau central que local. C’est une intervention de grande envergure, destinée à apporter des changements durables dans le système éducatif guinéen »,  a déclaré Ibrahima Kalil Camara.-